Jetez vos manuels de marketing : 7 habitudes à oublier !

Ne vous endormez pas sur vos habitudes… on le réveille?

A l’ère du web, de Twitter et des réseaux sociaux, les outils de marketing et vente évoluent tous les ans : Les techniques présentées dans les manuels sont vite dépassées !

Voici 7 habitudes largement répandues en entreprise… qui deviennent obsolètes.

HABITUDE n°1 / Etudes de marché: je fais des recherches sur mon marché et mes clients avec Google

Tendance actuelle: je vais sur twitter, sur des blogs, sur des réseaux sociaux. J’y pose mes questions et discute directement avec des clients potentiels. Et même, je prépare déjà mes futures ventes.

La grande révolution qu’apporte un réseau comme twitter est la suivante: des millions de personnes s’affichent publiquement en indiquant ce qu’elles aiment et en donnant publiquement leur avis. Votre entreprise n’a plus qu’à identifier « nominativement » les personnes qui partagent les même centres d’intérêt et à discuter avec elles. C’est plutôt simple non?!

HABITUDE n°2 / Communication: pour me faire connaître, je fais une campagne de pub à la télé et dans la presse. Et ceux qui n’ont pas de budget ne peuvent rien faire.

Tendance actuelle: pour me faire connaître, je lance un blog, une page facebook…, je tisse des liens avec des blogueurs.

Exemple: Gary Vaynerchuk est passé de quelques millions de dollars à 50 millions de chiffre d’affaires grâce aux réseaux sociaux. Jean-François-Ruiz, Valérie Payotte ou Jean-Francis Du Rocher découvrent directement de nouveaux clients grâce à Twitter. Et pour parler de moi, en un peu plus d’1 mois (5 semaines), en faisant uniquement de la pub sur mes réseaux sociaux perso et sur twitter, j’ai obtenu plus de 3 800 pages vues, 2 000 visites et 1 365 visiteurs uniques, en partant de rien.

Autre exemple: pour relayer sa campagne de pub, Price Minister est passé par l’agence Up2social qui s’est occupé des relations avec des blogueurs. C’est mieux qu’une pub sur TF1 on dirait?

 

HABITUDE n°3 / Communication interne: le PDG est inacessible. La direction est opaque et les employés aussi.

Tendance actuelle: Le PDG blogue ou tweete chaque jour pour informer ses employés et clients. Les employés bloguent et valorisent leur entreprise sur leur blog personnel.

Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de ne pas savoir ce que préparait votre direction?  Il vous est peut-être arrivé d’apprendre dans la presse des infos sur votre entreprise également?
La tendance qui monte est celle des PDG blogueurs ou tweeteurs, à l’image de Loic le Meur (seesmic) @loic, Richard Branson (virgin) @richardbranson, Biz Stone (twitter) @biz. Dans le domaine politique, Nathalie Kosciusko-Morizet est plutôt un bon exemple @n_km.
Les employés peuvent faire de même et devenir aussi des ambassadeurs de leur entreprise via leur blog personnel.

L’objectif? Etre plus transparent, mieux informer. C’est déjà un bon début non?!


HABITUDE n°4 / Veille: Je scrute minutieusement les moindres faits et gestes de mes concurrents…

Tendance actuelle: Je regarde les entreprises dans d’autres secteurs, je cherche les tendances. De toutes façons, en 2 clics, je suis informé de ce que fait mon concurrent grâce au web et aux réseaux sociaux.

Evidemment que vous devez connaître l’offre de votre concurrent, mais ne vous en préoccupez pas trop. Au pire quand il lance une nouvelle offre, copiez-là avec intelligence, comme a fait Steve Jobs il y a quelques dizaines d’années.

Le plus important est d’arriver à toujours innover, à regarder au-délà de la concurrence pour inventer de nouveaux marchés et avoir toujours un coup d’avance.
Exemple: Renault était un sponsor de l’événement LeWeb 2010, le grand événement du web européen: en effet, Renault souhaite commencer à développer les voitures « connectées » de demain. C’est un très bon exemple à suivre.
Bref, n’essayez pas de trop vous comparer aux concurrents…, devenez incomparables :)

 

HABITUDE n°5 / Nouveaux produits: Je fais des études de marché avant de lancer un nouveau produit et j’attends d’avoir le produit parfait.

Tendance actuelle: Je lance le service le plus vite possible et j’ajuste avec les premiers retours clients!

N’essayez pas de tout prévoir, mais lancez une première version. Les tests du besoin sont toujours imparfaits et aujourd’hui avec les réseaux sociaux, des erreurs de lancement ne coûtent plus très chers. Le plus important est d’avoir vite un retour client sur un vrai produit. Et au plus vous attendez, au plus il est probable que vos concurrents aient la même idée.

 

HABITUDE n°6 / Stratégie de lancement: Je préserve le secret sur mes nouveaux produits et services jusqu’au lancement.

Tendance actuelle: Je suis transparent, j’annonce mes nouveaux produits. Je crée un effet d’attente et je cherche à être inimitable.

Exemple: Apple annonce son iPad en toute transparence avant la sortie, ce qui donnerait le temps à des concurrents de le copier. Mais il n’y parviennent pas car Apple a une marque forte, une réseau de distribution verrouillé et retient des ingénieurs parmi les meilleurs au monde :)
L’important n’est pas forcément de garder le secret: annoncez vos innovations, vous allez créer l’envie et faire parler de vous.

 

HABITUDE n°7 / Image de soi: Je dois être parfait et professionnel en tous temps.

Tendance actuelle: Je suis moi-même, avec mes imperfections. Je les assume.

Prenez l’exemple de Loic Le Meur qui annonce le programme du plus grand événement web européen en quelques minutes avec sa caméra personnelle. C’est la même chose pour les premières vidéos de Gary Vaynerchuk: lancez-vous! Vous avez le droit de bégayer, d’hésiter… c’est comme ça qu’on parle dans la vie de tous les jours et sur les réseaux sociaux! C’est une personne que les gens veulent voir… pas une machine!

Et vous, en quoi le web et les réseaux sociaux changent vos habitudes?

Crédit photo: Flickr CC ruminatrix / sleepy lion 

19 réflexions sur “Jetez vos manuels de marketing : 7 habitudes à oublier !

  1. Très bon article et tout à fait d’accord sur la plupart des points évoqués. Maintenant, cela s’applique essentiellement au Web (même si je tente de prouver que ça peut marcher aussi pour une entreprise non-internet). Dans certains secteurs, les vieilles habitudes sont encore très ancrées dans les mentalités et si je vais voir demain un client potentiel avec un proto de fontaines, il va garder une image d’amateurisme et de bricolage qui risque d’être difficile à faire partir ensuite. Bien entendu, il faudra tester et améliorer, mais peut être pas au grand jour devant tout le monde. Les points 5,6 et 7 ne sont donc pas toujours valides hors du web.

    1. Bonjour Sylvain,
      Merci pour ton témoignage et tes précisions. Tu as raison, il faudrait peut-être que je nuance dans un prochain article: les points 5, 6 et 7 ne sont pas toujours valides hors du web actuellement.
      Il faut attendre encore un peu: bientôt, ces points vont devenir valides pour quasiment toutes les entreprises… car elles devront toutes passer par les réseaux sociaux, un blog, un site e-commerce ou autre pour se faire connaître. A la vitesse auxquelles se développent le web, les réseaux sociaux et le e-commerce, chaque entreprise aura une partie d’elle sur le web et pourra donc appliquer ces principes?

      1. Bel exercice intellectuel, juste totalement détaché des réalités économiques pour bien des points.

        Bien entendu, plus d’étude de marché…
        – Pour lancer la nouvelle ligne d’une compagnie aérienne, on fait circuler des avions plein à 10% avec les frais d’immobilisation et de kérosène et on attends le retour des utilisateurs…
        – Pour lancer un nouveau produit industriel… pas de soucis… on fabrique une nouvelle chaîne de montage et on teste ensuite. On corrigera tout le processus industriel en fonction des retours des clients. L’investissement initial est tellement faible après tout….

        Je détaille pas tous les points. Oui ça marche quand on est Apple (encore que Apple est loin d’être transparent sur son développement, quand on voit les procès fait à différents blogs), ça marche aussi quand on a les épaules sur le Web. Seulement, y’a plus loin que le Web et la High Tech. Y’a la vrai vie, les vraies entreprises, et là c’est autre chose.
        reality Sucks.

        bel exercice de link baiting en tout cas, j’espère qu’il portera ses fruits…

        1. Merci de souligner ces points. Effectivement, certains points ne sont pas valables actuellement pour toutes les entreprises; notamment pour les entreprises purement industrielles, sur leur coeur de métier, car les besoins en capitaux sont très élevés (aéronautique, chaînes d’industrie lourde,…). Votre retour s’applique surtout sur le point 5 et également sur les points 6 et 7?
          Suite à votre remarque, je me dis qu’il serait intéressant éventuellement de faire une déclinaison de l’article par secteur, par taille d’entreprise ou par industrie: il est imposible d’aborder tous les cas particuliers en quelques dizaines de lignes.

          J’ai surtout écrit cet article pour dire que même les entreprises du secteur aéronautique et de l’industrie vont devoir développer ou adapter certaines pratiques si elles souhaitent tirer profit des réseaux sociaux et de toutes les opportunités commerciales/ relationnelles qui y sont offertes.
          Un bon exemple à suivre est celui de voyages-sncf qui gère une partie de ses relations client sur Twitter: http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/voyages-sncf-sur-twitter-0511.shtml
          Quand je vais sur le profil de Yaelle, community manager de voyages sncf, j’ai vraiment l’impression de m’adresser à une personne et je trouve ça plutôt agréable!
          Et quand une entreprise lance un nouveau service de ce type sur le web, le mieux est d’essayer, rien ne sert de faire des études d’opportunités trop approfondies.

          Je dirais que les points 5, 6 et 7 présentés dans cet article restent valables pour les entreprises aéronautiques et industrielles, QUAND elles souhaitent lancer des services sur le web ou des services tout simplement. Or, de plus en plus d’entreprises industrielles cherchent à se différencier par le web et les services.

          Au plaisir d’en discuter et d’avoir votre retour.

  2. « Price Minister est passé par l’agence Up2social […] C’est mieux qu’une pub sur TF1 on dirait »

    Effectivement je confirme, passer par Up 2 Social c’est mieux qu’une campagne sur TF1 !

    Plus sérieusement, merci pour la mention.

    1. D’ailleurs cela ferait un bon sujet pour un prochain article : comparer en détail le ROI d’une campagne TV sur TF1 et d’une campagne sur facebook, sur des thèmes similaires.
      Je suis convaincu que la campagne sur les réseaux sociaux devient incontournable aujourd’hui: fans plus impliqués, plus d’échanges,…
      Donc de rien pour la mention :)

      1. Ouuuui, article un peu, moyennement intéressant. Je plaisante ! C’est un article bien pensé et clair, et qui démontre bien, que de bonnes idées bien placés permettent d’en faire autant que si on avait de gros moyens. A suivre donc

  3. Ce qui est bien avec une start-up web c’est que par défaut on respecte déjà presque toutes ces règles 😉
    Après reste à tenir ces promesses dans le temps quand le succès arrive (succès = moins de transparence ? moins de souplesse ?).

    1. Effectivement! Ce qui est bien avec les startups, c’est qu’elles intègrent déjà toutes ces habitudes. Je te cache pas que je me suis pas mal inspiré de startups pour rédiger cet article :)
      J’ai l’impression que de plus en plus d’entreprises établies essaient d’adapter les pratiques des startups pour retrouver de la souplesse et de la transparence: équipes projets spéciales pour les lancements de produits, PDG blogueur,…
      Mais c’est pas évident! Les entreprises qui y parviendront auront de beaux jours devant elles: Google est plutôt un bon exemple, non?

  4. Pas trop d’accord avec l’habitude cinq. C’est a mon avis dangereux de sauter les tests et les erreurs peuvent avoir un impact important sur l’image du produit. Par exemple le probleme de l’iPhone 4 qui captait pas lorsqu’on l’avait en main. C’est paspasser comme une lettre a la poste.

    1. Oui bien sûr, merci de le préciser, je ne voudrais pas que les gens sautent la phase de test produit :). Une telle erreur sur l’iPhone 4 aurait dû être décelée avec une bonne phase de test. Il est important que les fonctions de base du produit fonctionnent.
      Pour le cas d’Apple, ils savaient que les utilisateurs avaient besoin de capter avec le téléphone dans la main; Apple a donc fait une erreur sur le test du produit mais ils connaissaient le besoin.
      Mon propos était plutôt de conseiller de réduire la phase d’étude/ de test du BESOIN, notamment pour les services innovants et les services web: des études théoriques sont importantes, mais rien ne vaut la confrontation avec le marché.
      En effet, il est souvent impossible d’imaginer toutes les manières dont les gens vont utiliser le service. Et souvent, l’usage qui va avoir le plus de succès n’est pas forcément celui auquel on pensait initialement. De nombreuses startups font des revirements stratégiques (des « pivots ») suite aux retours de clients. Et c’est souvent grâce à ce changement qu’elles peuvent accéder à la rentabilité.
      Pour un nouveau service, je pense qu’il vaut mieux prioriser 2 ou 3 fonctions essentielles et se lancer… plutôt qu’attendre et lancer 10 fonctions d’un coup! Souvent, 80% de la satisfaction réside dans 20% des fonctions.
      Une autre manière d’aller plus vite au contact du marché est de lancer des versions beta ouvertes au grand public. En réalité, sous couvert de test, le service est quasiment lancé et au moindre souci bloquant, les invitations supplémentaires peuvent être gelées. Par exemple, Gmail, est longtemps resté en version Beta alors que le service fonctionnait très bien. Mais le fait d’indiquer une beta rendait les gens moins enervés en cas de problèmes, tout en lançant le service à grande échelle.

      Si l’on souhaite lancer des services moins innovants
      , dans ce cas, l’étude de marché a déjà été faite plus ou moins par les concurrents, donc l’important est d’agir vite ou différemment. Mais l’important est d’agir.
      Encore merci pour le commentaire et pour les précisions.
      Au plaisir d’en discuter.

  5. Tout à fait d’accord sur le fait d’interagir avec le client pour adapter son offre aux attentes du marché… mais pas trop tard !

    Je rejoins Olivier Clemence sur le point 5, très dangereux pour l’aspect financier, mais aussi et surtout pour la confiance instaurée entre la marque et le consommateur. « Une bonne première impression » est souvent décisive.

    Sinon, je confirme l’importance du Web dans la stratégie Marketing d’aujourd’hui et de demain !

    1. La « bonne première impression » est effectivement cruciale ! Merci d’ajouter cette notion dans le débat.
      Suite à votre remarque, on pourrait dire qu’un produit doit être officiellement lancé (en version beta) dès qu’il fait une bonne impression (et même si il n’est pas parfait) ?
      Au plus le produit minimum viable est lancé tôt, au plus les coûts seront réduits (tant que ce produit dégage une bonne impression).

      NB: Oui, en effet, la tendance n°5 est surtout valable pour les services web… qui se développent dans toutes les entreprises et qui coûtent de moins en moins cher (tout est relatif évidemment :)
      Mon objectif avec le point 5 est aussi de rappeler qu’un produit doit le plus vite possible recevoir des feedbacks de vrais clients. Souvent, des équipes de développement se perdent dans de multiples analyses et questions.

    1. Bonsoir Xavier, je viens de lire votre article avec beaucoup d’intérêt.
      Je vais écrire d’autres articles ultérieurement qui viendront donner des exemples et étayer les propos du présent article. Cet article est en quelque sorte un sommaire. Nous aurons donc l’occasion d’en rediscuter plus en détail.
      En effet, j’ai l’impression que les articles de plus de 1 000 caractères sont un peu dissuasifs au premier abord, sauf pour les passionnés… ce serait à en discuter certes.

      Ai-je dit dans mon article que je parlais pour tous les secteurs et toutes les entreprises?
      Peut-être que j’ai été maladroit dans la formulation, mon titre est peut-être un peu trop provocateur… les objectifs de mon article sont les suivants:
      – pointer du doigt des habitudes parfois un peu trop ancrées en marketing et qui, dans certains domaines ne s’appliquent plus (bref, pour alerter en quelques sortes contre le danger des habitudes). Je ne dis pas que ces habitudes sont mauvaises dans tous les secteurs. Je veux dire que ces habitudes seront plutôt sur le déclin à cause de l’essor du web et qu’elles peuvent être mauvaises parfois.
      pointer du doigt des nouveaux comportements qui émergent par ci par là, des nouvelles tendances qui commencent à émerger. Ces tendances sont encore des cas particuliers. C’est le propre d’une tendance émergente.

      1. Bonjour Eric,

        Si cet article se veut une sorte de sommaire introduisant une série de billets plus détaillés, je pense que tu aurais du le mentionner …

        De même, pourquoi ne pas avoir exprimé tes objectifs tels que tu l’as fait dans les commentaires? Cela aurait permis de lire ton billet dans un état d’esprit plus en phase avec ton intention … On dit souvent que si un message est mal compris, ce n’est pas la faute de l’audience mais celle de l’émetteur … L’audience interprétera toujours le message reçu en fonction des éléments qui lui sont donnés par le contexte ou le message lui-même …

        Je souhaiterais ajouter que bien que j’ai pris position par rapport à tes arguments, mon billet se voulait surtout cibler tous ces articles qui ne prennent pas suffisamment le pas de bien déterminer dans quel contexte ils se trouvent et paraissent dès lors généralistes …

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